sam. Jan 18th, 2020
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MSF demande une aide humanitaire supplémentaire au Nord-Kivu

Les affrontements en hausse ont aussi provoqué une augmentation des blessés par balles, et un gonflement des camps déjà surpeuplés et manquant cruellement de sanitaires.

L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) demande une aide humanitaire supplémentaire au sud du Nord-Kivu en République démocratique du Congo. La région est le théâtre de combats qui s’intensifient, aggravant la situation humanitaire sur place, témoigne l’ONG. Cela rend plus difficile l’accès aux champs et centres de santé, pousse une partie de la population à se déplacer et la malnutrition atteint des niveaux inquiétants, ajoute-t-elle. Les équipes de MSF actives dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale ont soigné, de janvier à septembre 2019, plus de 11.220 enfants en situation de malnutrition, 2.310 victimes de violences sexuelles et 1.980 personnes blessées par arme. Ces territoires souffrent en plus d’un manque criant d’organisations humanitaires, précise l’ONG.

« Les affrontements en hausse ont aussi provoqué une augmentation des blessés par balles, et un gonflement des camps déjà surpeuplés et manquant cruellement de sanitaires. Le choléra a fait son apparition et nous avons dû mettre sur pied un centre de traitement en urgence », témoigne Ewald Stals, coordinateur de terrain MSF dans la zone de santé de Masisi.

« Faute d’acteurs, nous répondons depuis des mois à des besoins médicaux et non médicaux croissants, en particulier dans les camps. Mais nous sommes au maximum de nos capacités. Il est urgent que d’autres organisations viennent répondre à la crise humanitaire sur place », ajoute Ewald Stals.

Près de 687.500 personnes vivent aujourd’hui dans des camps de fortune ou dans des familles d’accueil dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale, selon des estimations récentes dévoilées par MSF.

L’organisation plaide « depuis des mois pour un retour physique d’organisations humanitaires sur le terrain », explique-t-elle dans son communiqué.

Si elle reconnaît que cela a permis de voir arriver quelques acteurs mi-novembre, l’organisation maintient que cela est bien insuffisant et qu’il est nécessaire d’avoir, d’urgence, un investissement bien plus massif.

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