sam. Sep 21st, 2019
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Ebola dans le secteur animal

Riposte contre Ebola dans le secteur animal

Le plan stratégique sera officiellement remis ce vendredi au prof J.J.Muyembe. Sauf ultime changement d’agenda des responsables

Le plan stratégique sera officiellement remis ce vendredi au prof J.J.Muyembe, Sauf ultime changement d’agenda des responsables du Centre interdisciplinaire de gestion du risque sanitaire (CIGRS), le Plan stratégique de riposte à la maladie à virus Ebola dans le secteur animal.

La cérémonie aura lieu à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). C’est ce que renseigne un communiqué du CIGRS) rendu public hier jeudi.

Elaboré au terme d’un atelier organisé par le CIGRS du 8 au 10 aout courant à Kinshasa, ce Plan vise entre autres, la redynamisation du secteur animal, Selon les auteurs du Plan l’objectif assigné est de Lutter contre les épizooties aussi bien dans les zones touchées par la Maladie à virus Ebola (MVE), que celles voisines.

S’ajoutent à cela, la prévention de la contamination humaine et de la faune sauvage, la promotion des activités de développement en rapport avec la production animale et la protection de la faune.

Craignant que la situation sécuritaire des populations de l’Est de la RDC touchée par cette épidémie ne soit fortement affectées par l’insécurité alimentaires d’où la nécessité de ce plan stratégique, Car le secteur animal se trouve confronté à plusieurs problèmes depuis l’éclosion de la 10ème édition de la MVE dans le pays. Il s’agit, notamment, de la mortalité d’élevage dans les zones touchées, consécutive à diverses maladies non encore identifiées à ce jour, le risque de transmission du virus Ebola à la population humaine à partir d’un réservoir animal.

Par ailleurs, les mêmes experts redoutent le risque de transmission du virus Ebola aux animaux domestiques, le danger potentiel de transmettre des maladies animales entre les zones touchées et celles encore saines.

Toujours dans ce cadre de la prévention, les spécialistes estiment qu’il faille anticiper la pénurie d’intrants d’élevage qui serait la conséquence de la réduction de mouvements transfrontaliers. Auquel cas, le risque d’une insécurité alimentaire résultant de cette situation ne serait plus à écarter.

DES CAS D’EPIZOOTIE DIAGNOSTIQUES CHEZ LES MOUTONS, LES PORCS….

Secret de polichinelle, l’élevage du bétail constitue l’une de principales sources de revenue des communautés locales vivant dans les zones touchées par la maladie à virus Ebola. C’est donc grâce à l’élevage que ces populations tirent une partie essentielle de leur subsistance, et aussi, arrivent à épargner. Des réserves sûres et mobilisables dont elles peuvent se servir à tout moment en cas de besoin.
Cependant, il est constaté que depuis le début de cette épidémie, plusieurs cas d’épizootie ont été signalés tant chez les chèvres, les moutons, les porcs que les bovins. Moralité, ce coin du pays mérite une attention particulière. Ainsi, le Plan stratégique de riposte tient compte de tous les besoins des populations locales.

LES PRINCIPAUX AXES DU PLAN

Un regard sur ce Plan renseigne que les axes stratégiques de riposte à Ebola mis en place dans le secteur animal, visent justement à pallier les différents problèmes susmentionnés. Entre autres : Assurer la pérennisation des activités de production et contrôle des maladies animales et des zoonoses dans les zones touchées et non touchées par la MVE, renforcer les équipes de surveillance, d’investigation et de riposte contre les mortalités animales dans le but d’améliorer la gestion des épizooties et des zoonoses dans les zones à haut risque de MVE.
Par ailleurs, les autres axes consistent à rendre disponibles, les outils de surveillance et de riposte en santé animale ainsi que les documents de référence en rapport avec la production et santé animales. Puis finalement, renforcer les équipes multidisciplinaires de surveillance, d’investigation et de riposte contre les mortalités animales dans le but d’améliorer la gestion des épizooties et des zoonoses dans les zones à haut risque de MVE, renforcer les structures du secteur animal dans le but de les rendre plus performantes dans la lutte contre les épizooties et les zoonoses dans les zones touchées par la MVE, renforcer les capacités des acteurs le long de la chaine de valeur de différentes spéculations animales dans les zones touchées par la MVE.

Ici, le but est d’accroitre la production animale, dans son mode opérationnel, l’exécution de ce Plan de riposte prévoit, en ce qui concerne les animaux d’élevage, la conduite des activités par le ministre de Pêche et élevage.

Pour sa part, le ministre de l’Environnement et développement durable se chargera de la gestion des activités en rapport avec la faune sauvage dans les aires communautaires.

Quant à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), son rôle se limite à superviser toutes les activités qui se dérouleront dans les parcs nationaux.

Il convient de rappeler que les activités liées à la recherche scientifique bénéficieront de la contribution des institutions d’Enseignement Supérieur et Universitaire.

L’INRB et les laboratoires Vétérinaires Central et de Goma seront mis à profit pour l’analyse des échantillons animaux et ceux jugés dangereux.

Soulignons que cette cascade d’activités sera réalisée grâce à l’appui logique et tchnique des partenaires traditionnels de la RD Congo. A savoir : l’Oms, la Fao, la Jica, la Koïca, le Pam, l’Unicef et l’Usaid.

Pour la petite histoire, la RDC est le premier pays à avoir intégré le secteur animal dans l’équipe de riposte à la MVE.

C’était lors de la survenance de cette épidémie en 2012 à Isiro, a cette occasion, une équipe de vétérinaire avait, pour la première fois, pris place au sein de l’équipe multidisciplinaire de riposte à la maladie à virus d’Ebola. Le plan qui sera remis ce vendredi au Dr Jean-Jacques Muyembe Tamfum, est l’œuvre de d’une trentaine d’experts, dont des professeurs d’université.

Tania MUBUADI

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